Lancement d’un nouveau rapport portant sur l’impact de la COVID-19 sur la santé mentale au Nouveau-Brunswick

Publication Date: 
Vendredi, Avril 16, 2021

Un nouveau rapport réalisé par l’Institut de la recherche, des données et de la formation du Nouveau-Brunswick (IRDF-NB) montre comment la pandémie de la COVID-19 a eu un effet négatif sur la santé mentale des Néo-Brunswickois. 

L’équipe qui a mené l’étude est dirigée par la chercheuse principale, Sandra Magalhaes, Ph.D., membre du département de sociologie de l’Université du Nouveau-Brunswick (campus de Fredericton) et de l’équipe de l’USSM à Fredericton. L’équipe de recherche a analysé les réponses recueillies dans le cadre d’un sondage en ligne qui demandait aux habitants du Nouveau-Brunswick d’indiquer le genre d’impact que certains facteurs avaient eu sur leur santé. Le sondage a été mené en août 2020 par Recherche en santé mentale Canada et Pollara Strategic Insights. 

Le projet a cerné l’impact que les facteurs sociaux et économiques et les activités récréatives ont eu sur la santé mentale des Néo-Brunswickois. L’étude montre aussi comment la pandémie a modifié la fréquence à laquelle les Néo-Brunswickois ont adopté des comportements négatifs, tels que la consommation d’alcool, la consommation de cannabis et les conflits au sein du ménage. 

Les analyses locales de ce genre sont essentielles, car la pandémie de COVID-19, peut-on soutenir, est vécue différemment par chacune des provinces. Même au sein de ces régions géographiques, plusieurs groupes d’individus – par exemple, les personnes plus jeunes ou plus âgées, les travailleurs de première ligne et les personnes ayant une condition de santé mentale déjà diagnostiquée – ne sont pas affectés de la même façon par la pandémie de COVID-19 et par les mesures de santé publique conçues dans le but de la contenir. 

Quelques faits saillants :

  • Au-delà de 40% des Néo-Brunswickois ont déclaré que le ralentissement économique avait eu des répercussions négatives sur leur santé mentale. Les jeunes (âgés de 18 à 39 ans) étaient le groupe le plus susceptible de subir des effets négatifs sur leur santé mentale en raison de la possibilité de perdre leur emploi, leur salaire ou leurs heures de travail et de ne plus être capables de payer leurs factures.
  • Le risque qu’un membre de la famille contracte la COVID-19 avait tendance à nuire davantage à la santé mentale que la possibilité de contracter cette maladie soi-même. Les travailleurs de première ligne et les personnes ayant une condition de santé mentale déjà diagnostiquée se trouvaient parmi les groupes les plus susceptibles de subir un impact négatif sur la santé mentale lié au risque d’infection chez un membre de leur famille. 
  • L’isolement social était aussi l’un des facteurs communs ayant des répercussions négatives sur la santé mentale au Nouveau-Brunswick. Ces répercussions sur la santé mentale étaient un peu plus négatives dans le cas des aînés, des familles, des jeunes adultes et des ménages constitués d’une seule personne. Le fait de communiquer avec des membres habitant à l’extérieur de leur ménage – par téléphone, par vidéoconférence, etc. – avait des répercussions davantage négatives que positives sur la santé mentale des aînés.
  • En comparaison à la moyenne canadienne, les Néo-Brunswickois en général ont enregistré une augmentation beaucoup moins élevée en terme de consommation d’alcool (20% contre 27%) et de cannabis (10% contre 29%). Les jeunes adultes (32%) étaient au-dessus de la moyenne nationale en terme de consommation d’alcool alors que les travailleurs de première ligne (25%) ont enregistré des taux semblables au reste du Canada. De plus, les jeunes adultes étaient le sous-groupe déclarant les taux d’augmentation les plus forts en terme de consommation de cannabis (19%).

« Alors que nous faisons tous de notre mieux pour s’adapter à l’évolution rapide de la pandémie, la santé mentale de notre communauté devient une préoccupation grandissante. Ainsi, les recherches comme la nôtre sont indispensables afin de pouvoir offrir un coup d’œil sur les expériences uniques des Néo-Brunswickois », déclare Sandra Magalhaes.

Les analyses au cœur de ce rapport ont le potentiel d’aider à la planification et à l’attribution de ressources pour identifier les groupes à risque et les facteurs qui augmentent le risque. Ceci peut donc aider la province à rebâtir le plus efficacement possible dans les mois à venir.

Lisez l’article complet sur le site Web de l’IRDF-NB (en anglais seulement)

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