Profil de chercheur étudiant: Dr. Anne Dezetter

Dre Anne Dezetter,
Boursière postdoctorale, Nouveau-Brunswick

D’origine française, Dre. Anne Dezetter a vécu dans plusieurs régions de France et du Canada avant de s’installer dans les Maritimes en 2015. Anne a complété ses études dans la réputée université Paris Descartes où elle s’est spécialisée en sociologie, épidémiologie et économie de la santé. Son intérêt de recherche se porte sur la santé mentale et c’est à l’Université de Montréal qu’elle effectue son premier stage postdoctoral sur les besoins en santé mentale non comblés chez les utilisateurs de services de première ligne. Elle travaillera ensuite sur un projet concernant l’évaluation des coûts et des bénéfices d’une meilleure accessibilité aux psychothérapies chez les adultes Canadiens souffrant de troubles dépressifs ou anxieux.

L’année dernière, Anne tombe sur l’annonce d’un postdoctorat dans le cadre du projet SRAP ACCESS-Esprits Ouverts du Nouveau-Brunswick. Le projet était en parfaite continuité avec ses expériences précédentes et s’intéressait aux jeunes. Après une rencontre avec les chercheurs responsables du projet, Anne se porte candidate et est finalement choisie pour le poste. «La rencontre avec mon équipe, sous la direction de Ann Beaton et Jimmy Bourque a été déterminante» dit-elle.

Petite, elle rêve d’être maraîchère avec un renard et un corbeau, dans la lignée de son oncle. Plus tard, elle veut devenir océanographe. Finalement, c’est la recherche qui devient sa passion et son métier.

«J’ai toujours été animée par l’aspect analytique, les questions de recherche, la résolution de problème, surtout par la recherche appliquée. La recherche nous nourrit énormément intellectuellement; comment les gens pensent et vivent, ce sont de nouveaux univers qu’on aborde et qui nous grandissent et parallèlement, dans mes recherches en santé mentale, je travaille à pouvoir apporter des solutions pour que leur santé et leur qualité de vie, ainsi que celles de leur proche s’améliorent. Au final, c’est un métier où on a le sentiment d’agir, même modestement à notre niveau, pour la collectivité.»

Débordante d’enthousiasme et d’énergie, Dre. Dezetter a un emploi du temps varié et chargé; entre les analyses statistiques, la conception de questionnaire, les demandes d’approbation au comité d’éthique, la revue de littérature pour trouver la meilleure échelle d’impact sur la famille et les demandes d’accès aux bases de données, Anne trouve tout de même le temps de prendre une petite pause yoga yin le midi et de partager des moments  avec les collègues et l’étudiante avec qui elle travaille. Avide d’en apprendre toujours davantage, elle passe ses soirées à évaluer des articles scientifiques ou à s’inspirer de reportages sur les Premières Nations pour nourrir sa recherche en cours.

Outre l’évaluation des coûts et des bénéfices du projet ACCESS-Esprits Ouverts, Dre. Dezetter se penche également sur l’impact des troubles des jeunes sur l’entourage, «un sujet très important mais aussi trop peu étudié» selon elle. «Je travaille aussi sur une enquête qualitative, sur l’impact du suicide des jeunes dans une communauté des Premières Nations, ce sera une recherche originale que je mène avec une étudiante en dernière année de Bac, Amy Desjardins.» Son but : améliorer l’accès aux  psychothérapies pour les jeunes et améliorer la prévention de maladies mentales.