Profils des chercheurs

Émilie LeBlanc
Boursière de maîtrise, Nouveau-Brunswick

 

Émilie LeBlanc est née et a passé toute sa vie à Memramcook. Petite, elle rêvait d’être romancière. Déménagée récemment à Moncton, elle travaille comme assistante de recherche dans le laboratoire du Dr. Mathieu Bélanger au Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick.

Émilie a fait un baccalauréat en Nutrition à l’Université de Moncton (UdeM). Le journal étudiant Le Front de l’UdeM est son terrain de jeu favori pendant ses études. Elle y publiera de nombreuses chroniques sur la nutrition et la santé.

C’est lors d’un stage de recherche au centre hospitalier universitaire Georges-L.-Dumont sur les recommandations diététiques pour les patients diabétiques qu’elle se découvre une passion pour la recherche. Décidée à continuer son parcours académique, elle choisit Dr. Bélanger pour la supervision de sa maitrise. Une condition : faire son projet de recherche sur le diabète. Elle s’inscrit au programme de maitrise en Sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et concentre sa recherche sur les incitatifs financiers pour les médecins de famille dans le cadre de la prise en charge des patients diabétiques. Sujet d’importance à l’heure actuelle s’il en est, Émilie devient rapidement récipiendaire d’une bourse de recherche conjointe de l’USSM et de la Fondation de recherche en santé du Nouveau-Brunswick (FRSNB) en 2014, qu’elle se méritera de nouveau en 2015. Ses travaux de maitrise ont été accepté pour publication dans le réputé Canadian Journal of Diabetes.

 Lors de sa maitrise, Émilie a gagné une expertise en gestion de grandes bases de données administratives, ce qui lui permet aujourd’hui, de travailler sur le projet MATCH du Dr. Bélanger. Un des plus ambitieux projets sur l’activité physique chez les jeunes au Canada, le projet MATCH vise à mieux comprendre ce qui motive ou empêche le maintien de l’activité physique au cours de la croissance de l’enfant. Ultimement, le projet permettra de développer des programmes ou des interventions pour garder nos jeunes plus actifs et donc prévenir certaines maladies chroniques, physiques et/ou mentales.

Une journée typique dans la semaine d’Émilie? Aucune! Émilie jongle entre la collecte de données dans les écoles de la province, le développement des questionnaires, les conférences de presse, le choix d’incitatifs pour la participation des élèves et l’écriture des rapports du projet. Non seulement le sujet lui tient à cœur, mais Émilie peut «s’amuser» à élaborer des stratégies de communication pour maximiser la participation et la rétention des jeunes de l’étude dont certains sont impliqué depuis 5 ans! Et motiver des pré-adolescents année après année à participer à l’étude n’est pas chose simple. Néanmoins, grâce aux efforts d’Émilie et du reste de l’équipe, le projet, qui comptait 1000 élèves à ses débuts, a réussi à retenir près de 600 élèves qui seront suivis jusqu’à leur 12e année.

Émilie parle avec enthousiasme de son travail d’assistante de recherche sur le projet MATCH, pourtant, elle souhaite plus tard s’ouvrir une fromagerie artisanale dans la région. De père fermier laitier, Émilie s’intéresse à la transformation du lait en fromage et à l’élaboration de recettes santé avec ses produits ou d’un outil de nutrition pour la population. Nul doute que sa formation en nutrition et son expérience en recherche de la santé aideront Émilie à développer une compagnie responsable et innovatrice dans le domaine des produits laitiers au Nouveau-Brunswick.

 

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Dre Amanda Slaunwhite
Boursière postdoctorale, Nouveau-Brunswick

Dre Amanda Slaunwhite est née et a grandi à Williamswood (Nouvelle-Écosse). Elle s’est jointe au volet du Nouveau-Brunswick de l’Unité de soutien SRAP des Maritimes (USSM) en mars 2014 à titre de boursière postdoctorale dont la recherche est axée sur la santé mentale des enfants et des jeunes ainsi que la dépendance et l’accès aux soins.

 

Jeune fille, Amanda espérait devenir artiste. L’aquarelle, la gouache et le travail du métal (joaillerie) font encore partie de ses passions, mais c’est le temps qu’elle a passé sur la colline du Parlement après avoir été diplômée de Dalhousie qui l’a convaincu de devenir chercheure. « J’ai travaillé avec des chercheurs qui ont récemment achevé le rapport au Sénat intitulé De l’ombre à la lumière : La transformation des services concernant la santé mentale, la maladie mentale et la toxicomanie au Canada. Ce projet m’a vraiment ouvert les yeux sur les questions auxquelles font face les prestataires de soins et les familles ayant vécu cette expérience, ce qui a piqué ma curiosité et m’a incité à devenir chercheure en services de santé », explique Dre Slaunwhite.

Dre Slaunwhite a donc complété son doctorat en Colombie-Britannique à l’Université de Victoria. Elle a eu l’occasion de travailler au Centre for Addictions Research de la Colombie-Britannique et au ministère de la Santé provincial. Elle travaille maintenant à titre de boursière postdoctorale à l’Université du Nouveau-Brunswick sous la direction du Dr Paul Peters.

« Ici dans les Maritimes, nous n’avons pas les mêmes ressources qu’en Colombie-Britannique ou en Ontario – de grandes populations qui permettent un système de soins et la prestation d’une variété de services communautaires, de soins de courte durée et de services tertiaires. Nous avons une petite population diversifiée avec des défis en matière de toxicomanie et de véritables défis pour l’accès aux soins.»

Après quelque temps, Amanda a décidé d’ajouter un volet sur les enfants et les jeunes puisqu’elle a remarqué des tendances en matière d’utilisation des services de santé chez les deux groupes (les adultes avec des problématiques de santé mentale et toxicomanes, ainsi que les enfants et les jeunes), mais a identifié un manque de recherche dans l’est du Canada.

Récemment, Amanda a travaillé aux côtés du Dr Scott Ronis, chercheur principal conjoint du projet ACCÈS Santé mentale – un projet de recherche basé au Canada atlantique qui examine l’accès aux soins des jeunes aux prises avec cinq conditions de santé mentale.

« Ma recherche examine l’accès aux soins pour les enfants et les jeunes, ainsi que leur utilisation des soins de santé. Ce type de recherche axée sur le patient traite de la question plus large de l’offre de soins appropriés et cherche à savoir si les services disponibles répondent aux besoins de la population. Le New Brunswick Institute for Research Data and Training (NB IDRT) et des outils comme ArcGIS ont servi de composantes clé de ma recherche à l’UNB », dit Dre Slaunwhite.

La Dre Slaunwhite considère que l’USSM et la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick sont deux ressources qui lui permettent de faire la promotion de sa recherche et de ses résultats auprès de l’ensemble de la communauté au niveau provincial et dans l’ensemble des provinces de l’Atlantique.

« Puisque je viens d’une communauté rurale des Maritimes et que je possède de l’expérience auprès des personnes avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, j’espère que ma recherche aura un impact positif sur l’accès aux traitements pour la population de Maritimes. »

 

Suivez Amanda sur Twitter @prosretro