Application des connaissances

 

Qu’est-ce que l’application des connaissances?

L’application des connaissances (AC) est le processus par lequel les données probantes passent dans les politiques et les pratiques afin de « combler le fossé » qui existe entre ce que nous savons et ce que nous faisons. Les études sont presqu’unanimes à dire que la transposition des résultats de la recherche en pratiques et en politiques se fait trop peu souvent. (7).

L’application des connaissances est définie ainsi par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) : « un processus dynamique et itératif qui englobe la synthèse, la dissémination, l’échange et l’application conforme à l’éthique des connaissances » dans le processus décisionnel (1). Cela va au-delà de la communication passive. Au fait, l’application des connaissances veille à ce que les résultats de la recherche soient présentés et diffusés de manière à garantir leur mise en application active et efficace dans la pratique (2).

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Pourquoi l’application des connaissances est-elle importante?

Il peut falloir environ 17 ans pour que les résultats de la recherche soient mis en pratique. L’application des connaissances permet de combler ce fossé de différentes façons. Elle fait appel aux personnes qui utiliseront la recherche, que ce soit les patients, les décideurs, les responsables de l’élaboration des politiques ou encore les fournisseurs de soins de santé. Elle a aussi recours à diverses stratégies afin que les résultats de la recherche soient accessibles et plus faciles à comprendre pour ces divers publics, notamment en partageant l'information par les voies appropriées et dans un langage simple et clair.

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Quand y a-t-il application des connaissances?

Les IRSC définissent deux types principaux d’application des connaissances (AC) : AC en fin de subvention et AC intégrée.

Par l’AC en fin de subvention, on entend les stratégies de communication servant à faire connaître les résultats de la recherche. En d’autres mots, c’est le plan précisant comment vous partagerez les connaissances issues de la recherche avec les utilisateurs de ces connaissances, tels que les patients, les décideurs et les autres groupes d’intervenants (1).

L’AC intégrée est celle où les utilisateurs du savoir et les producteurs des connaissances (les chercheurs) travaillent en étroite collaboration tout au long du processus de recherche. Les utilisateurs des connaissances peuvent être mobilisés pour établir les questions et les méthodes de recherche et interpréter, analyser et diffuser les résultats. Cette approche vise à faire en sorte que les résultats de la recherche soient utiles aux utilisateurs des connaissances et soient plus susceptibles d’être transposés en pratiques et en politiques  (1,6)

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Comment procéder pour l’application des connaissances?

L’AC peut également être subdivisée en pratique de l’AC et en science de l’AC. La pratique de l’AC est ce que nous avons décrit précédemment : faire passer les données probantes dans les pratiques et dans les politiques (7). La science de l’AC, également appelée science de la mise en œuvre, est l’étude des méthodes servant à promouvoir l’adoption des connaissances (8).

Voici les questions à se poser lorsqu’on pense à l’application des conclusions de la recherche :

  1. Quelles sont les connaissances que je veux diffuser?
  2. Qui est le public cible?
  3. Qui acheminera les connaissances?
  4. De quelle façon les connaissances doivent-elles être diffusées?
  5. Quel est l’effet ou l’impact attendu de ces connaissances? (7)

Les stratégies d’AC peuvent englober les communications générales (publications, communiqués de presse, campagnes dans les médias sociaux), ainsi que des activités ciblant des groupes spécifiques d’utilisateurs, telles que les séances d’information pour intervenants, les séances éducatives auprès de patients ou l'utilisation de courtiers du savoir (9,10)

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De quelle manière l’USSM appuie-t-elle l’application des connaissances?

L’application des connaissances est un élément essentiel de notre travail et :

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Références 

  1. Instituts de recherche en santé du Canada – À propos de l’application des connaissances aux IRSC, 2014 – page consultée le 14 novembre 2014.

  2. Straus, S.E., J. Tetroe, I. Graham. Defining knowledge translation. CMAJ, 4 août 2009; 181(3-4): 165-168.

  3. Graham, I.D., J. Logan, M.B. Harrison, S.E. Straus, J. Tetroe, W. Caswell et coll. Lost in knowledge translation: time for a map? J Contin Educ Health Prof. Hiver 2006; 26(1) : 13-24.

  4. Straus, S.E., J. Tetroe, I.D. Graham. Knowledge translation: What it is and what it isn't. Dans : Straus, S.E., J. Tetroe, I.D. Graham, rédacteurs. Knowledge Translation in Health Care: Moving from Evidence to Practice. 2e édition, West Sussex, R.-U. : John Wiley & Sons, Ltd.; 2013. Pages 3-13.

  5. KT Clearinghouse. KT Knowledge Base: The Knowledge-to-Action Cycle. Consultable à l’adresse : http://ktclearinghouse.ca/knowledgebase/knowledgetoaction. Page consulté le 9 janvier 2014.

  6. Bowen, S., I.D. Graham. Integrated knowledge translation. Dans : Straus, S.E., J.M. Tetroe, I.D. Graham, réd. Knowledge Translation in Health Care: Moving from Evidence to Practice. 2e édition. West Sussex, R.-U. : John Wiley & Sons, Ltd.; 2013. Pages 14-23.

  7. Grimshaw, J.M., M.P. Eccles, J.N. Lavis, S.J. Hill, J.E. Squires. Knowledge translation of research findings. Implement Sci. 31 mai 2012; 7:50-5908-7-50.

  8. Curran. J.A., J.M. Grimshaw, J.A. Hayden, B. Campbell. Knowledge translation research: the science of moving research into policy and practice. J Contin Educ Health Prof. Été 2011; 31(3) : 174-180.

  9. Urquhart, R., G.A. Porter, E. Grunfeld. Reflections on knowledge brokering within a multidisciplinary research team. J Contin Educ Health Pro. Automne 2011; 31(4) : 283-290.

  10. LaRocca, R., J. Yost, M. Dobbins, D. Ciliska, M. Butt. The effectiveness of knowledge translation strategies used in public health: a systematic review. BMC Public Health. 7 septembre 2012; 12 : 751-2458-12-751.

 

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